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Stage de Lezoux les 13 et 14 novembre 2004
le mardi 01 juillet 2008
par Maryse Contributions de l'auteur Imprimer la page Créer un fichier pdf de la page
dans Archives
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Stage à LEZOUX des 13 et 14 novembre 2004
Article paru dans France bonsaï n° 46

Au cœur de l'Auvergne et de la France, LEZOUX a servi de terrain d'expérience pour un nouveau style de stage FFB : Le regroupement des activités et des interventions dans une région. Ainsi, lors de ce week-end, se déroulaient : un passage de niveau N1, la sélection régionale des arbres qui seront présentés au congrès, le premier concours régional qui sélectionnait le candidat régional pour le concours national du nouveau talent, un atelier libre encadré pour les bansaikas avancés et un stage pour les débutants.
A première vue, ça peut faire "énorme". Comme c'était une expérience, autant en dresser un premier bilan.



Télécharger le PPS Réaliser par maryse

Les points positifs :

  • Tout se déroulait dans une salle des fêtes, avec pique-nique apporté par chacun pour le midi et repas régional préparé par un traiteur local le samedi soir
    • il n'y avait pas à courir d'un endroit à un autre.
  • La scène permettait l'organisation des épreuves écrites et de la ligature pour le passage de niveau, ainsi que le concours du nouveau talent sur petites tables individuelles
    • Les candidats étaient ainsi visibles de tous mais pas dérangés. Les ateliers pouvaient continuer à se dérouler en même temps.
  • Les explications sur les arbres présentés et travaillés par les candidats au N1 ont apporté autant aux candidats qu'à ceux qui écoutaient.
    • Avant tout les niveaux ont été mis en place pour faire progresser l'art du bonsaï et certifier les capacités des intervenants, sous l'égide de la FFB, que ce soit au niveau de son club ou en extérieur. D'avoir à commenter son travail, à pouvoir répondre aux questions est la première étape de ce qu'implique le passage.
  • Les explications des choix des intervenants pour les arbres au Congrès et surtout pour le concours permettent de "remettre les pendules à l'heure".
    • les candidats qui se présentent ont tous un niveau à peu près similaire et savent esthétiquement tirer partie du matériel fourni. En précisant qu'avait été choisi celui dont la ligature était la mieux posée, donc d'avoir montré que la technicité et le respect de l'arbre entraient aussi en ligne de compte était important à rappeler pour tous. Le concours n'est pas une démonstration où le candidat se met en valeur mais une épreuve où l'arbre est l'élément le plus important. Le répéter n'est pas inutile.
  • L'atelier libre bénéficiait de la présence des N3-N2, obligatoire lors de passage de niveau ou de concours.
    • Etant régional, il y a un bon échange entre les différents clubs d'une même zone, d'échanger des expériences, de voir parfois une autre pratique, etc…
    • Il est aussi intéressant pour les intervenants de travailler avec les participants sur des pièces importantes à fort potentiel esthétique et pratique.
  • Le stage pour les débutants en même temps permet à ceux-ci de mieux appréhender les différents aspects du travail sur les bonsaï.
    • Comprendre qu'un arbre ne se fait pas en 2 jours est une bonne base de départ.

Mais soyons réaliste, tout ne fut pas idyllique. Chaque face ayant son revers, voyons donc ce qu'il y a à améliorer.

  • Tout d'abord, il est nécessaire que les domaines d'interventions de chaque intervenant soient clairement établis.
    • Les débutants doivent avoir un intervenant rien que pour eux. Je comprends qu'il est bien tentant d'aller voir les arbres de l'atelier libre, mais pourquoi pas, dans ce cas, proposer aux débutants soit une petite récréation, soit de faire une "visite commentée" aux arbres apportés ?

  • Chaque intervenant a sa propre sensibilité et sa propre façon de travailler les arbres. Il est bon que les pratiquants soient ouverts à ces pratiques, mais
    • Sauf demande expresse du propriétaire de l'arbre, les intervenants doivent avoir "les mains dans les poches", en ce sens que c'est au pratiquant de travailler son arbre, d'appliquer les techniques, de suivre ou non les directives. Il n'y a rien de plus frustrant que de voir "son" arbre travaillé par un autre, de voir réalisée dessus une intervention non souhaitée. Peut-être qu'elle est nécessaire, mais il faut aussi laisser le temps au pratiquant de faire son propre cheminement.
  • Ce n'est pas parce que c'est dans une salle des fêtes que la manifestation doit être ouverte au public, même si il y a de beaux arbres, même si les explications données peuvent faire progresser le public dans leur choix futur d'un bonsaï ou dans l'idée de faire partie d'un club.
    • Si il y a trop de monde, les participants sont sans cesse sollicités, ils ne peuvent plus se concentrer, font des erreurs, etc…
  • Enfin, si vous êtes entouré d'une équipe formidable pour aider à préparer la salle, répondre aux demandes pratiques des participants, faire le service, aider au rangement et nettoyage des lieux, no problemo. Cette formule d'activités groupées, c'est très bien.

Je laisserai la conclusion à deux participants.
Laurent PONCHON, de l'Auvergne Bonsaï club, qui passait le N1 : " Pour ma part, j'encouragerais tout le monde à passer son niveau, surtout pas dans un esprit de compétition bien entendu, mais c'est quand même une bonne façon de se rendre compte des points à travailler davantage. Parfois le petit rien apporter par un N2 ou N3 suffit à comprendre beaucoup de choses, à montrer des défauts évidents que l'on ne voit pas ou plus. Même si les questions théoriques semblent parfois discutables. Mais, bon, c'est comme ça.".
Et Sébastien JOUBERT, qui représentera la région Centre au concours national du nouveau talent : "Je pratique réellement le bonsaï depuis 4 ans, depuis que je suis au club (d'Olivet). Les années précédentes ne comptent pas car, sans l'apport d'un club, on ne peut pas progresser".

Mes remerciements encore à tous, intervenants dévoués, pratiquants passionnés, amis serviables et municipalité de Lezoux qui soutient ses associations.

Maryse THIEBAUT
Auvergne Bonsaï Club


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